Mostrando postagens com marcador Brasil eleições. Mostrar todas as postagens
Mostrando postagens com marcador Brasil eleições. Mostrar todas as postagens


Brésil: Dilma Rousseff
remporte la présidentielle

LEMONDE.FR avec AFP
01.11.2010

Après avoir remercié "avec beaucoup d'émotion" Lula, la présidente élue a affirmé : "Je frapperai souvent à sa porte et je sais qu'elle sera toujours ouverte."

Propulsée par la popularité record de Lula, Dilma Rousseff a été élue au second tour de la présidentielle avec 56 % des voix contre 44 % à son rival social-démocrate José Serra. Elle devient ainsi la première femme à diriger la huitième économie du monde.
.
L'abstention a marqué le second tour: 21 % des Brésiliens, selon les résultats partiels, ne sont pas allés voter bien que le vote soit obligatoire. Les résultats ont été reçus par des ovations et des cris de joie au siège du comité de campagne de Mme Rousseff, où arrivaient ministres, gouverneurs et dirigeants de la coalition gouvernementale. Les militants du Parti des travailleurs (PT), euphoriques, revêtus de chemises rouges et agitant des drapeaux, se massaient devant le siège du comité du parti, dans un hôtel de Brasilia.
.
La candidate du PT a bénéficié de l'énorme popularité de son président sortant et du succès de sa politique. Dilma Rousseff a suivi les résultats avec Lula. Après l'avoir remercié "avec beaucoup d'émotion", la présidente élue a affirmé: "Je frapperai souvent à sa porte et je sais qu'elle sera toujours ouverte." "La tâche de lui succéder est difficile et représente un défi, mais je saurai honorer cet héritage et amplifier son travail", a-t-elle assuré devant ses partisans réunis dans un grand hôtel de Brasilia. Elle a ainsi réitéré son "engagement fondamental: l'éradication de la misère pour tous les Brésiliens et les Brésiliennes". "Nous ne pourrons avoir de repos tant que des Brésiliens souffriront de la faim", a-t-elle ajouté.
.
"DES RÈGLES PLUS CLAIRES CONTRE LA SPÉCULATION"
Plus tard dans la soirée, son adversaire José Serra l'a félicitée mais s'est abstenu de saisir la main tendue. "Pour ceux qui nous imaginaient vaincus, nous ne faisons que commencer la lutte véritable", a dit l'ancien gouverneur de Sao Paulo. Dilma Rousseff, dans un discours aux allures de programme loin des improvisations de Lula, a aussi critiqué le protectionnisme des pays riches et demandé des "règles beaucoup plus claires" contre la spéculation qui augmente la volatilité des monnaies. Elle devait ensuite célébrer sa victoire sur l'esplanade des ministères, au cœur de la capitale fédérale, envahie par ses partisans.
.
A l'étranger, le président français Nicolas Sarkozy a été le premier à la féliciter, soulignant que sa victoire "témoigne de la reconnaissance du peuple brésilien pour le travail considérable qu'elle a accompli avec le président Lula pour faire du Brésil un pays moderne et plus juste". Le chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le président vénézuélien Hugo Chavez, a lui aussi salué la victoire de la candidate du Parti des travailleurs, disant qu'il allait "envoyer un baiser à sa chère Dilma".
www.lemonde.fr/
.

Dilma, la Bulgare

01.11.2010
Si elle était née ici, elle se serait appelée Rousseva. Dilma Rousseva, fille de Petar Roussev (1900-1962), de Gabrovo, petite ville pittoresque au cœur du Massif central bulgare - les Balkans. Mais le destin en a voulu autrement. Dilma est devenue Rousseff comme la plupart des émigrés Bulgares (et Russes) du début du siècle dernier. La suite de l’histoire est connue. Elle culmine aujourd’hui avec son élection à la tête du plus grand pays d’Amérique latine.
.
L’histoire de Dilma Rousseff est, surtout, brésilienne mais rarement la politique de ce pays lointain surtout connu pour ses belles plages et le foot aura autant passionné les Bulgares. Mais lorsqu’un gars ou une fille “de chez-nous” monte les échelons à l’étranger, que cela soit dans la mode, le sport ou l’art, les Bulgares dressent l’oreille. Et les médias, qui ont du flair, ne tardent pas à décliner sur des pages entières une nouvelle version de la légende du fils ou de la fille prodigue Christo, Sylvie Vartan, Hristo Stoïchkov … Même si le fil de la bulgaritude est tenu, comme c’est le cas avec la nouvelle présidente du Brésil. Le propre des petits pays avides de reconnaissance, dira-t-on.
.
Des journalistes bulgares ont retrouvé de lointains parents de la famille Roussev; le tabloïd 24 Tchassa a même envoyé un reporter suivre la campagne présidentielle. Une nièce, l’épouse d’un cousin à Gabrovo; une cousine germaine à Sofia: les voilà, les parents (pauvres) de Dilma en Bulgarie. Ils disent suivre ses exploits depuis 2003, date à laquelle elle a été nommée ministre de l’Energie, mais s’étonnent parfois qu’on la présente comme une “Bulgare”. Leurs liens avec l’aventurier Petar se sont perdus quelque part dans le tumulte des années d’après-guerre; la chape communiste a fini de les geler… Ce qui n’empêche pas les habitants de Gabrovo, une ville connue pour ses blagues et son humour, de rêver (les Gabrovtsi sont aussi l’équivalent bulgare des Auvergnats). Une expo photo a été montée en urgence dans la petite ville et certains imaginent déjà la “dame de fer” brésilienne fouler les pavés de Gabrovo. Et leur ville se transformer en une sorte d’avant-poste des cariocas en Bulgarie: business, mais aussi carnaval, musique, tourisme..Ah ! si seulement !
.
En attendant, le visage rayonnant de la fille prodigue s’étale sur la une des journaux bulgares. A l’intérieur, de petites photos jaunies, dénichés dans quelque album photo de la famille Roussev ou Rousseff, rappellent les vestiges lointains de la “filière bulgare” dans le destin de celle qui a succédé à Lula. “Quels sentiments éprouvez-vous envers la Bulgarie, la patrie de votre père?” a fini par lui demander l’envoyé spécial de 24 Tchassa de Sofia, après une odyssée de presque deux ans pour obtenir cet entretien, le premier avec un média bulgare. “De la tendresse et de l’amour, répond Dilma. “Et je dois dire que je me sens, en grande partie bulgare, même si je n’ai jamais mis les pieds dans votre pays”. Elle aurait bien voulu dire quelque chose en bulgare aussi, mais les quelques mots que son père lui a légués avant de mourir, elle les a oublié.

www.lemonde.fr/
NOTA DO EDITOR DO BLOG - A Bulgária é conhecida pela sua música popular, tendo mesmo sido gravada uma canção pela Voyager Golden Record que foi depois enviada para o espaço pela NASA. Entre os búlgaros mais célebres destacam-se a filósofa Julia Kristeva, Elias Canetti, Prémio Nobel da Literatura, em 1981, e o escultor Christo Javachev (“Christo”) o criador de muitas esculturas de exterior pouco ortodoxas

TIME MAGAZINE

Ex-Guerrilla to be Brazil's
First Female President

Sunday, Oct. 31, 2010
Foto - Dilma Rousseff, presidential candidate for the Workers Party, is greeted by supporters after voting during Brazil's presidential election runoff in Porto Alegre - Nabor Goulart / AP

(SAO PAULO) — A former Marxist guerrilla who was tortured and imprisoned during Brazil's long dictatorship was elected Sunday as president of Latin America's biggest nation, a country in the midst of an economic and political rise.
.
A statement from the Supreme Electoral Court, which oversees elections, said governing party candidate Dilma Rousseff won the election. When she takes office Jan. 1, she will be Brazil's first female leader.
.
With 99 percent of the ballots counted, Rousseff had 55.6 percent compared to 44.4 percent for her centrist rival, Jose Serra, the electoral court said. "I'm very happy. I want to thank all Brazilians for this moment and I promise to honor the trust they have shown me," Rousseff told reporters who swarmed a car carrying her in Brasilia, her first public words as president-elect.
.
Rousseff, the hand-chosen candidate of wildly popular President Luiz Inacio Lula da Silva, won by cementing her image to Silva's, whose policies she promised to continue.
.
She will lead a nation on the rise, a country that will host the 2014 World Cup and that is expected to be the globe's fifth-largest economy by the time it hosts the 2016 Summer Olympics. It has also recently discovered huge oil reserves off its coast.
.
Rousseff was already speaking like a president-elect before the result was announced.
.
"Starting tomorrow we begin a new stage of democracy," Rousseff, 62, said in the southern city of Porto Alegre, where she cast her vote. "I will rule for everyone, speak with all Brazilians, without exception."
.
Silva used his 80 percent approval ratings to campaign incessantly for Rousseff, his former chief of staff and political protege. She never has held elected office and lacks the charisma that transformed Silva from a one-time shoeshine boy into one of the globe's most popular leaders.
.
Silva was barred by the constitution from running for a third consecutive four-year term. He has batted down chatter in Brazil's press that he is setting himself up for a new run at the presidency in 2014, which would be legal.
.
Despite Rousseff's win, many voters don't want "Lula," as he is popularly known, to go away.
.
"If Lula ran for president 10 times, I would vote for him 10 times," said Marisa Santos, a 43-year-old selling her homemade jewelry on a Sao Paulo street. "I'm voting for Dilma, of course, but the truth is it will still be Lula who will lead us."
.
Within 20 minutes of Rousseff's victory being announced, her supporters began streaming onto a main avenue in Sao Paulo, where eight years ago a huge gathering celebrated Silva's win, the first time the Workers Party took the presidency. Police blocked off the road and workers were already constructing a stage for a party expected to last the entire night.
.
"We've been waiting for this dream for so long," said Sandra Martins, a 40-year-old school teacher who was dressed in Worker Party red and waving a large Rousseff campaign flag. "It's going to be the third term for Lula — except this time represented by a woman."
.
Silva entered office with a background as a leftist labor leader, but he governed from a moderate perspective. Under his leadership, the economy grew strongly and Brazil weathered the global financial crisis better than most nations.
.
He is loved within Brazil by the legions of poor, who consider the nation's first working-class president one of their own. His social programs and orthodox economic policies have helped lift 20 million people out of poverty and thrust another 29 million into the middle class.
.
Serra is a 68-year-old former governor of Sao Paulo state and one-time health minister who was badly beaten by Silva in the 2002 presidential election.
.
"I voted for Dilma because she is a fighter," said Estevam Sanches, a 43-year-old pizza parlor owner in Sao Paulo. "What we need is a fighter in the presidency to continue, as she says she will, with Lula's efforts to eradicate poverty and strengthen the economy."
.
Rousseff was a key player in an armed militant group that resisted Brazil's military dictatorship — and was imprisoned and tortured for it. She is a cancer survivor and a former minister of energy and chief of staff to Silva. She possesses a management style that earned her the moniker "Iron Lady" — a name she detests.
.
She is the daughter of a Bulgarian immigrant father, a lawyer who died when she was 14, and a Brazilian mother who was a schoolteacher. Her past points to an early political awakening.
.
In 1967, as a 19-year-old economics student, she joined a militant political group opposing the dictatorship. For three years she helped lead guerrilla organizations, instructed comrades on Marxist theory and wrote for an underground newspaper.
.
Rousseff denies carrying out any acts of violence during this period, says she opposed such action and notes she was never accused by the military regime of violent acts.
.
After three years underground, Rousseff was captured in 1970 by Brazil's military police and was considered a big enough catch that a military prosecutor labeled her the "Joan of Arc" of the guerrilla movement.
.
She was tossed into the Tiradentes prison where she was submitted to brutal torture.
.
After being released, she moved to southern Brazil in 1973, where she reunited with her now ex-husband, Carlos Araujo, who was also an imprisoned militant. She gave birth to a daughter and finished an economics degree. As Brazil's dictatorship began to loosen its grip, Rousseff became more politically involved and campaigned to get her husband elected to the state congress in 1982.
.
After holding appointed positions in city and state governments, Rousseff served for two years as the nation's energy minister after Silva took office in 2003. She became his chief of staff in 2005, a position she held until resigning earlier this year to campaign.
.
Rousseff says her political thinking has evolved drastically — from Marxism to pragmatic capitalism — but she remains proud of her radical roots.
.
"We fought and participated in a dream to build a better Brazil," she said in an interview published in the newspaper Folha de S. Paulo in 2005, one of the rare times she has spoken in detail about her militancy and torture endured.
.
"We learned a lot. We did a lot of nonsense, but that is not what characterizes us. What characterizes us is to have dared to want a better country."
.
Associated Press reporters Marco Sibaja in Brasilia, Brazil, and Stan Lehman and Tales Azzoni in Sao Paulo contributed to this story.
www.time.com/

Brasil se despide de Lula
Las elecciones presidenciales abren un nuevo ciclo en la política brasileña. -Dilma Rousseff y José Serra culminan la campaña más agria de los últimos años

SOLEDAD GALLEGO-DÍAZ / JUAN ARIAS, Brasilia
31.10.2010
Caricatura de Dilma, por SCIAMMARELLA

Todos los sondeos de opinión predicen que Dilma Rousseff, de 62 años, candidata del Partido de los Trabajadores (PT) y heredera de Lula da Silva, se convertirá hoy domingo en la primera mujer presidente de Brasil. Su ventaja sobre José Serra, de 68 años, del Partido de la Socialdemocracia Brasileña (PSDB), oscila, según esas encuestas entre 10 y 14 puntos, pero aun así el ambiente sigue teniendo emoción porque, además de elegir a un presidente, los brasileños, 137 millones de votantes, se despiden también, de alguna forma, de Luiz Inácio Lula da Silva, el político que más han querido y admirado de su historia.
.
Gane Dilma Rousseff, su protegida, o José Serra, su tenaz oponente de largos años, esta noche se cierra una etapa en la historia de Brasil, y Lula, el sindicalista casi sin estudios que luchó a brazo partido para llegar a la presidencia, y que la ha desempeñado durante ocho años con gran éxito y brillantez, inicia su retirada. Será una retirada feliz si la persona que, contra todo pronóstico, eligió consigue imponerse con una clara victoria, y mucho más amarga si Serra lograra dar la vuelta a las encuestas y proclamarse ganador. Sobre todo porque esa victoria implicaría no solo acabar con Rousseff, sino también hundir al PT, herir el orgullo de Lula y plantear dudas sobre su legado, algo que, por ahora, parece imposible.
.
Si Rousseff se proclama vencedora, la atención se fijará inmediatamente en el grado de autonomía con respecto a Lula y, sobre todo, con respecto a los dirigentes del PT, que demuestren sus primeras decisiones. Una cosa es que garantice la continuidad del proyecto de Lula y le considere su mejor aliado y mentor, y otra, que no exija independencia. De hecho, en medios cercanos a Rousseff ya se reconocen diferencias con el equipo de Lula.
.
Formalmente el relevo presidencial no se hará hasta el 1 de enero, pero es tradicional que se sepa bastante antes quiénes van a ser los nuevos ministros. En el caso de Dilma Rousseff, el interés es mayor porque hereda un Gobierno al que perteneció y se especula sobre el número de cambios que introducirá y a qué lugares clave afectarían: Exteriores (donde el actual canciller Celso Amorim ha desarrollado una potente y novedosa diplomacia), Hacienda, Casa Civil (equivalente al Ministerio de la Presidencia), Educación o importantes organismos estatales como Petrobras. En todas las listas que circulan figura como novedad el regreso de Antonio Palocci, que fue artífice de la política económica de Lula y que salió en su momento por un escándalo de corrupción.
.
En cualquier caso, la nueva etapa tendría dos características muy diferentes de la actual: Dilma Rousseff podría contar con mayoría en las dos Cámaras parlamentarias (algo que no logró ni Lula), gracias a las alianzas del PT con otros 11 partidos; y la oposición, al margen del destino personal de Serra, estará reforzada, porque mantiene el poder en los tres Estados más importantes del país y porque saltan al ruedo nacional nuevos e importantes políticos, como Aécio Neves, el ex gobernador de Minas Gerais, que podría actuar como jefe de la oposición en el Senado y como posible heredero de Serra.
.
No haber conseguido ganar en primera vuelta, el pasado 3 de octubre, como quería Lula, tendrá, sin duda, costes políticos para Rousseff. La campaña de esta segunda vuelta ha sido una de las más ásperas y extrañas de los últimos años porque los temas religiosos han tenido casi tanta importancia como los económicos o políticos. Los dos candidatos han luchado para atraerse el voto de los creyentes evangélicos, que fueron a parar inicialmente a la senadora ecologista Marina Silva, miembro de una de esas congregaciones. En la batalla han participado también los obispos católicos e, incluso, el papa Benedicto XVI. Entre tanto ruido pasó casi desapercibida la voz de un grupo de pastores y sacerdotes, reunidos para proclamar que "tener un candidato religioso no es necesariamente garantía de tener un gobernante justo". Finalmente, fue el propio Lula, creyente, quien frenó la polémica recordando que, por mucho sentimiento religioso que exista en Brasil y por muchas cadenas de televisión que transmitan ese tipo de mensajes, se trata de un Estado constitucionalmente laico.
.
Marina Silva se ha mantenido en completo silencio, pero otros dirigentes del pequeño Partido Verde mostraron su enfado porque el debate se centrara más en torno a la religión que sobre el futuro de la Amazonia o del crecimiento sostenible. Harto de la pelea, João Montanaro, que tiene 14 años y combina el colegio con su trabajo como autor de tiras cómicas en las importantes páginas de opinión de La Folha de São Paulo y en varias revistas, caricaturizó a los dos candidatos como santos tratando de ocultar sus largas colas de demonio.
.
Quizás porque las encuestas empezaban a detectar un cierto desencanto de los electores ante tanta agresividad, el último debate entre los dos candidatos, el pasado viernes por la noche, tuvo un tono calmado. Durante una hora y media, en la cadena O Globo, Dilma Rousseff y José Serra respondieron en directo a las preguntas de un grupo de votantes indecisos, preocupados por cuestiones fiscales y económicas. Los dos candidatos permanecieron todo el rato de pie: mientras uno hablaba, el otro caminaba por el escenario. Como en los otros dos debates televisados celebrados en esta segunda vuelta, no hubo un claro ganador. Serra, que quemaba sus últimos cartuchos, vestía su obligado traje azul y se limitó a demostrar experiencia y capacidad de comunicación. Dilma (que huye ahora de los tonos rojos y se viste de blanco o gris) intentó no fiar todo a su imagen de buena gestora. Una hora y media "muy aburrida", coincidieron la mayoría de los comentaristas.
www.elpais.com/

BRASIL ELEIÇÕES

¿Son fiables las urnas electrónicas
de las elecciones brasileñas?

El sistema de voto sigue despertando las críticas de algunos sectores 14 años después de su implantación

Por JUAN ARIAS, Río de Janeiro
30.10.2010

Electores de medio mundo envidian a los brasileños porque solo necesitan unos pocos segundos para ejercer su derecho al voto a través de las urnas electrónicas usadas desde 1996 y que facilitan que el resultado del escrutinio completo se conozca en menos de cinco horas. Este mismo sistema volverá a utilizarse en las elecciones de mañana cuando los votantes usen el dispositivo electrónico creado por la brasileña OMNITECH, que graba directamente el voto sin que el votante pueda comprobar si ha realizado bien o no la operación.
.
Aunque en los 14 años en que se llevan utilizando las urnas electrónicas no ha habido graves reclamaciones sobre posibles fraudes, siempre surge la polémica de si confiables al 100%. Ingenieros de telecomunicaciones sostienen que nada en ese campo es totalmente inmune a manipulaciones pero el Supremo Tribunal Electoral siempre ha autorizado este sistema de voto y que a partir de 2014 llevará incorporado un lector biométrico de las huellas dactilares. En algunos municipios este nuevo lector ya será probado en las elecciones presidenciales de este domingo.
.
Según las autoridades, desde que surgieron las primeras dudas sobre la seguridad de las urnas, donde ha desaparecido el papel y no queda rastro escrito de los resultados, se han hecho numerosas pruebas con expertos informáticos y los resultados han sido siempre positivos. Nadie consiguió violar el sistema.
.
Rapidez en los resultados
En general, los brasileños votan tranquilos y confiados. Están satisfechos con la rapidez del voto. No necesitan saber leer ni escribir (en Brasil hay aún 30 millones entre analfabetos totales y funcionales), les basta distinguir dos números: el 13 de la candidata del gobierno, Dilma Rousseff y el 45 del candidato oposicionista, José Serra .
.
De ahí que desde que se usan las urnas electrónicas haya disminuido de forma notable el número de votos nulos, que eran mucho más numerosos cuando los electores tenían que escribir en papel con muchas posibilidades de error. El domingo el elector no empleará no de cinco segundos para votar. Solo tendrá que apretar dos teclas.
.
Cerca de medio millón de urnas ya están siendo repartidas a través del territorio nacional. Algunas de ellas llegan a los lugares más remotos de la selva para que puedan votar las comunidades indígenas o las ribereñas de la Amazonia en helicóptero o en barco. Por ejemplo, ayer salió ya un barco con las urnas para las comunidades del Baixo rio Madeira, viajan a bordo un juez electoral y 25 policías militares.
.
Mañana los resultados se conocerán incluso antes que los de la primera vuelta (cuando se acabó de votar a las 17.00 y a las 22.00 ya se conocían los vencedores) ya que entonces los electores tenian que realizar seis votaciones: una para presidente, dos para senador, dos para diputado y una para gobernador. El domingo todo será más rápido y probablemente a las 20.00 (00.00 hora peninsular española) los brasileños ya conocerán quién va a ser su presidente para los cuatro próximos años.
.
Lula ya no estará en las hurnas. Quizás resucite en las elecciones del 2014. Cuando votó el pasado dia 3 de octubre, bromeó diciendo que se había sentido triste viendo que, despues de 20 años ya no aparecia su nombre en la urna. El pasado dia 27 cumplió 65 años. En la tarta sopló al número 56. Sonrió y despues afirmó que se sentía triste por dejar la presidencia. "Nunca imaginé que iba a llegar este dia", comentó.
.
Lula comenzó a disputar las presidenciales con 45 años. Se presentó cuatro veces seguidas. Perdió las tres primeras ( una contra Fernando Collor y dos contra Fernando Henrique Cardoso). Ganó a la cuarta en 2002 y de nuevo en 2006.
www.elpais.com/

BRASIL EM PORTUGAL

Serra é o candidato da burguesia,
Dilma é versão feminina de Lula

por Ana Rita Guerra em Cumbuco, Ceará
29.10. 2010

O povo vai decidir dentro de dois dias quem é o novo presidente do Brasil. O i conta-lhe o que se diz nas ruas do Ceará, uma espécie de Lulistão

Se dúvidas houvesse, as sondagens do Instituto Datafolha publicadas ontem vieram desfazê-las: Dilma Rousseff consolidou a vantagem sobre José Serra e está a caminho do Planalto para se tornar na primeira mulher a presidir aos destinos do Brasil. A dois dias da segunda volta, a protegida do ainda presidente Lula da Silva tem 12 pontos de vantagem e meio Brasil do seu lado. É praticamente impossível encontrar um brasileiro em Cumbuco, uma vila a 33 quilómetros de Fortaleza, que diga que vai votar em Serra. Percebe-se porquê: o Ceará foi um dos Estados onde o nível de vida subiu mais desde que Lula chegou ao poder, em 2002.
.
"O actual governo melhorou muito a vida do povo brasileiro, facilitou que as pessoas tenham negócio próprio, que tenham um emprego, qualificação... isso melhorou o padrão de vida", refere Davi Perez de Sales, um auditor de 29 anos. Vai votar em Dilma porque isso lhe garante a continuidade do trabalho de Lula. Mas também porque se recorda do papel que José Serra teve quando foi ministro de Fernando Henrique Cardoso - a quem todos se referem como FHC, e que nesta região funciona como uma espécie de código para designar os anos de pobreza. Davi esfrega as mãos e limpa o suor da testa quando afirma que Serra, o candidato do PSDB (Partido da Social Democracia Brasileira), vai "trabalhar para o pessoal do Sul", tal como Lula trabalhou para os nordestinos quando foi eleito.
.
Ana Carolina, uma relações públicas de 29 anos, alinha pelo mesmo discurso. "O Serra se ganhar vai governar para os burgueses mesmo, vai fazer um governo para empresários", diz. Ana Carolina não poderá votar porque é de Brasília e não se registou a tempo. No entanto, terá de enfrentar exactamente as mesmas filas que os outros cidadãos, porque precisa de ir justificar a ausência nas urnas da cidade natal. Votaria em Dilma, "com certeza", apesar de reconhecer que "Serra é mais bem preparado".
.
Qualquer que seja a forma da pergunta, a resposta vai sempre dar ao mesmo: os nordestinos não querem perder a melhoria do nível de vida que ganharam e têm medo de um regresso ao passado. É por isso que apontam sempre para o mesmo defeito no candidato do PSDB: já esteve no governo e não deixou saudades. "O ponto ruim do Serra foi que ele esteve no governo de FHC e participou da venda de empresas estatais", lembra Davi de Sales. Este é, aliás, o tema de um dos anúncios contra o candidato que passam vezes sem conta na televisão brasileira: "O Serra é a marca das privatizações, cuidado", alerta a propaganda. Ana Carolina pensa o mesmo. "Vai vender tudo de novo, porque ele governa para quem tem dinheiro."
.
No entanto, mesmo entre os apoiantes de Dilma há quem reconheça mérito ao adversário. "Acredito que ele também seria um bom gestor", diz Rosembrink Dias Calado, um jovem de 31 anos que
começou esta semana a trabalhar no novo empreendimento da Vila Galé em Cumbuco. "Só que pela questão do Lula já vir conseguindo muita coisa boa para o nosso país, que agora é respeitado, a Dilma é a minha candidata", completa. Ao longo de dez minutos, Rosembrink engana-se duas vezes e diz que vai votar "na Lula".
.
É o reflexo perfeito da linha cada vez menos ténue que existe entre a candidatura de Dilma e a sombra do presidente. Ana Carolina confirma. "Está subentendido que ele vai continuar governando o país", e ninguém tem problemas nenhuns com isso. Em comum, quase todos têm a noção que o facto de se tratar de uma mulher só vai trazer vantagens. Talvez porque Dilma apareça como uma mulher decidida e ainda assim sensível a problemas como "a saúde de crianças e mulheres", diz Ana Carolina.
.
Talvez porque muitos estão fartos da hegemonia masculina e apontam para o exemplo de Kirchner na Argentina, como acredita Rosembrink. Ou apenas porque Dilma é o braço direito de Lula, e escândalo nenhum conseguiu superar o facto de muitos brasileiros terem realmente subido de nível de vida. "O pobre tom ou gosto", graceja Ana Carolina. E agora ninguém quer perder o que já foi conquistado.
www.ionline.pt/


BRASIL NA ESPANHA

La agresiva campaña genera el desencanto de los brasileños

Los sondeos elevan la distancia de Rousseff sobre Serra y prevén un alza de la abstención y del voto en blanco

JUAN ARIAS, Rio de Janeiro
29.10.2010
El desencanto cunde entre los 135 millones de electores brasileños convocados a las urnas el domingo para sustituir al popular y carismático presidente Luiz Inácio Lula da Silva. La agresividad de la campaña, los insultos mutuos de los dos candidatos, la falta de programas diversificados y la insistencia de Lula para que voten a su candidata, Dilma Rousseff, podrían llevar, según los sondeos, a una abstención y a un número de votos blancos y nulos mayor que nunca. A la vez, las últimas encuestas otorgan una clara ventaja a Rousseff sobre su competidor, José Serra, que se situaría a entre 10 y 15 puntos de distancia.
.
Al desencanto generado por las carencias de la campaña se suma un puente de cinco días que une la festividad de difuntos al día de los funcionarios. La coincidencia podría hacer que, sobre todo en las grandes ciudades, cantidad de electores dejen de votar en la segunda ronda de las presidenciales. En Brasil, el voto es obligatorio, pero es suficiente pagar una multa de poco más de un euro para no sufrir ninguna consecuencia legal. En la primera ronda, la abstención rondó el 18%, y las encuestas la proyectan ahora por encima del 20%.
.
Muchos artistas e intelectuales que en un primer momento habían declarado su voto a favor de uno de los candidatos han acabado echando marcha atrás, anunciando que votarán nulo.
Lula quiso convertir estas elecciones en un plebiscito que comparase sus logros de ocho años de Gobierno con el pasado. Por ello, el eslogan acuñado para la campaña de Rousseff fue que los electores tendrían que decidir entre el progreso y el atraso, entre seguir su camino o volver atrás. La ecologista Marina Silva, en la primera vuelta, luchó para quebrar dicho plebiscito, presentándose como una alternativa basada en propuestas avanzadas y nuevas de política ambiental. Lo logró y con sus inesperados 20 millones de votos forzó una segunda ronda.
.
En las últimas semanas de campaña, sin embargo, los dos candidatos se olvidaron de sus programas -o se los fueron copiando descaradamente- y se concentraron más bien en una guerra de biografías: la inexperiencia política de Rousseff, que nunca había disputado unas elecciones, y la de Serra, con 40 años de vida pública a las espaldas.
.
En la confrontación, se desencadenó una campaña agresiva y hasta violenta físicamente, con el ataque a Serra en Río por parte de los militantes del partido de Rousseff, el Partido de los Trabajadores. Los programas de televisión se convirtieron, más que en la plataforma para presentar propuestas concretas, en la ocasión para lanzarse insultos recíprocos, con acusaciones de corrupción y descalificaciones de todo tipo.
.
Todo pareció valer, hasta la mentira. La campaña de Rousseff colocó en las listas de los artistas e intelectuales que la apoyan nombres famosos como el del mayor poeta vivo, Ferrera Gullar, siendo falso. Apoyando a Serra, llegaban mensajes de Marina Silva, la candidata ecologista, cuando ella había declarado públicamente su neutralidad y la de su partido, el Partido Verde.
www.elpais.com/

LE MONDE

Pour la presse, la vague verte change la donne politique brésilien

Mathilde Gérard
04.10.2010
Foto - Le charisme de la métisse Marina Silva, ancienne récolteuse de latex de l'Etat d'Acre, a contribué à ce que le Parti vert devienne la troisième force politique du pays.

Jouera-t-elle le rôle de faiseuse de roi que lui prédisent nombre d'analystes ? En obtenant 19,55 % des voix, près de six points de plus que ce qu'annonçaient les sondages, la candidate du Parti vert (PV) Marina Silva est la grande surprise de la présidentielle brésilienne du 3 octobre. "Nous sommes victorieux, a déclaré la sénatrice de l'Etat d'Acre après l'annonce des résultats, bien que nous n'ayons pas notre ticket pour le second tour, car nous avons réussi à casser l'idée d'un plébiscite [en faveur du parti au pouvoir]."
.
Non seulement Marina Silva prive le Parti des travailleurs (PT) d'une victoire dès le premier tour, mais en obtenant une confortable troisième place, elle est en position de rythmer l'agenda politique des deux candidats en ballottage, Dilma Roussef (PT) et José Serra (sociaux-démocrates, PSDB), qui vont désormais s'attacher à courtiser les voix de la "vague verte" pour le second tour, le 31 octobre.
.
Dans un entretien au portail d'informations brésilien Terra Magazine, le sociologue Antonio Lavareda explique que les voix de dernière minute gagnées par Marina Silva lors du scrutin l'ont été au détriment de la candidate du PT. "Comme [les voix] de José Serra sont similaires à ce que les sondages lui prédisaient dans la dernière semaine de campagne, il est probable que la percée ultime de Marina Silva soit due à la soustraction de voix initialement portées sur Dilma Roussef."


UNE AUTRE IMAGE DE LA POLITIQUE
Pour l'éditorialiste politique Eliane Cantanhede, du quotidien Folha de Sao Paulo, Marina Silva a su tirer parti des "effets corrosifs du scandale Erenice Guerra sur la campagne de Dilma Roussef" – la directrice de cabinet de Lula, Erenice Guerra, a été contrainte à la démission le 16 septembre, après des accusations de trafic d'influence. Mais "Marina", comme l'appellent désormais les Brésiliens, dément cette thèse, selon des propos rapportés par l'hebdomadaire Istoé. "Les personnes qui ont voté pour moi l'ont fait parce qu'elles s'identifient à moi", explique l'ancienne seringueira – récolteuse de latex –, issue d'une famille nombreuse et pauvre de l'Etat amazonien d'Acre, faisant valoir que le PV a pris soin de ne jamais entrer dans une "stratégie de 'full-contact' électoral".
.
Reste que l'image d'intégrité morale de la candidate écologiste a certainement joué, face à deux partis, le PT et le PSDB, fréquemment taxés de clientélisme. En mai 2008, l'ancienne ministre de l'environnement avait démissionné du cabinet Lula, estimant ne plus pouvoir exercer dans un gouvernement peu intéressé par les politiques de développement durable. Un an après, elle quittait le PT pour rejoindre les Verts. Sa détermination de fer et son engagement continu pour l'environnement ont fait d'elle un contrepoint à un Parti des travailleurs pragmatique, parfois peu sourcilleux de la morale politique, prêt à sacrifier les questions écologiques sur l'autel de la croissance économique.
.
L'ENVIRONNEMENT, PARENT PAUVRE DU LULISME
Luiz Inacio Lula da Silva ne s'en est jamais caché : "L'environnement doit être protégé, sans qu'on sacrifie le développement du pays." Plusieurs projets du gouvernement controversés ont suscité l'opprobre des associations écologiques, notamment la construction d'un gigantesque complexe hydroélectrique de Belo Monte, dans l'Etat du Para, qui menace la biodiversité de la forêt et des fleuves de la région. Pour Marina Silva, les politiques au pouvoir doivent désormais prendre conscience que "les questions d'environnement n'intéressent pas qu'une minorité".
.
Dimanche soir, la candidate écologiste, la voix enrouée par l'émotion, a refusé de se prononcer sur l'un des deux candidats en lice pour le second tour, rapporte l'hebdomadaire Veja, et indiqué que le Parti vert se réunira en instance plénière dans les prochains jours pour décider de son soutien. Toutefois, le journaliste Ricardo Noblat d'O Globo – puissant groupe de médias de Rio de Janeiro – estime très probable, dans un édito vidéo, que le PV "reste neutre et laisse ses électeurs suivre leur propre chemin". Marina Silva a d'ailleurs indiqué que pour compter sur ses 19,5 millions de voix, Dilma Roussef ou José Serra devront adapter leur programme au sien ; l'écologiste laissant ainsi entendre que sans geste substantiel, le PV ne se prononcerait pas.
.
Dans ce contexte, quel sera l'avenir politique de Marina Silva ? La principale intéressée refuse de se prononcer et écarte toute prise de fonction ministérielle, que ce soit dans un cabinet Roussef ou Serra. Ella a indiqué son souhait de retourner à la société civile, lorsque son mandat de sénatrice d'Acre arrivera à échéance, en fin d'année, rapporte le blog politique d'O Globo. Mais cette stratégie serait aussi une façon de se préserver, en vue d'un retour à plus long terme sur le devant de la scène politique. Pour Ricardo Noblet, "Marina est un prénom sur lequel il faudra compter lors de futurs rendez-vous, notamment en 2014, quand aura lieu la prochaine présidentielle". "Il reste à savoir si elle saura faire du PV un parti établi, non-notarial, capable de porter son projet politique", conclut le journaliste.

www.lemonde.fr/

THE ECONOMIST

Brazil's presidential election

A run-off in the offing

by H.J., Brasília

04.10.2010

WITH 97% of the votes counted, it is now certain that Brazil’s presidential race will go to a second round. Dilma Rousseff, the chosen successor of Luiz Inácio Lula da Silva, the popular president, made an unexpectedly poor showing, at just over 46% of all votes counted so far. That will rise a smidgen, since the last votes to come in are those from the poor north-eastern states, where Lula is revered. But her expected gains there will not be enough to secure an absolute majority, and thus avoid a run-off on October 31st.
.
That two-horse race will be between Ms Rousseff and José Serra of the centre-right Party of Brazilian Social Democracy (PSDB). He is currently on just under 33%, and Marina Silva of the Green Party has amassed almost 20%. That is an extraordinary result for her: until just a couple of weeks before the end of the race she was polling below 10%. Even though she had picked up a couple of percentage points since then, just this morning analysts were saying that she would be delighted with 15%.
.
The run-off will depend on how Ms Silva’s voters split between Ms Rousseff and Mr Serra. They might be influenced by Ms Silva’s endorsement, should she issue one—and since as a presidential candidate she has had to step down as a senator, she might well accept the offer of a job in a future cabinet in return.
Although she does not like Ms Rousseff, whom she blames for the un-green policies that pushed her to leave Lula’s government and join the Green Party, I just can’t see her throwing her lot in with Mr Serra. Staying aloof from both would risk leaving her jobless, and at risk of losing the political momentum that is clearly building behind her.
.
I’m learning these results in probably the most atypical part of Brazil. The capital, Brasília, has far fewer poor people and many more well-educated ones than the country at large. Here, Ms Silva got more votes than either Ms Rousseff or Mr Serra. By contrast, in Ms Silva’s home state of Acre, in the north of Brazil—poor, rural and with high illiteracy rates—she did poorly.
.
So what happened to Ms Rousseff? Voter complacency, perhaps: front-runners often do a little worse than expected as their supporters think they needn’t bother turning out. Voting in Brazil is compulsory, but only 80% actually attend polling stations on the day. As everywhere, the stay-aways generally tend to be poorer and to live in rural areas—which in Brazil means they tend also to support Ms Rousseff's Workers' Party.
Scandals may also have played a part: although voters told pollsters they were not terribly bothered by accusations of influence-peddling in the chief-of-staff’s office, which was Ms Rousseff’s patch until she stepped down to start campaigning, a few may have thought again. Ms Silva is becoming fashionable, and her life history is the closest of all the candidates’ to the sainted Lula’s. He, after all, stood for president and lost three times before finally being elected.
www.economist.com/
THE GUARDIAN, UK

Brazil election goes to second round

Presidential candidates face runoff after Green surge scuppers outright win for Dilma Rousseff, Lula's pick as successor

by Tom Phillips, Rio de Janeiro
04.10.2010

A late surge by the Green party candidate has forced Brazil's presidential election into a second round, with Luiz Inácio Lula da Silva's favoured successor narrowly failing to become the nation's first female leader.
.
Exit polls had suggested Dilma Rousseff, a former leftwing rebel, might still scrape a narrow first-round victory despite falling away in the polls in recent weeks. But the Workers' party (PT) candidate fell short of the 50% needed, taking 47% of the vote.
.
The Greens' Marina Silva, a former rubber-tapper and staunch defender of the Amazon rainforest, got 19%, while Rousseff's main rival, José Serra, the Social Democrat, took nearly 33%. Rousseff will face Serra in the second round on 31 October.
.
Silva, who quit as Lula's environment minister after reputedly falling out with Rousseff, will not dispute the second round. But her higher than expected result stripped vital support from Lula's candidate and transformed her into a potential king or queen-maker in the second round.
.
Speaking after the result a visibly ecstatic Silva said the country now had a "second chance to debate Brazil's future, present and past".
.
"These results are the worst imaginable for the government," Merval Pereira, a respected political columnist, told TV Globo, pointing to a PT defeat in the race for governor of São Paulo as well as Rousseff's failure to achieve an outright win. "Dilma's vote was far below what the polls predicted."
.
Flanked by stony-faced allies, a noticeably subdued Rousseff tried to put on a brave face claiming a second round would give her "more time" to detail her proposals.
.
"We are used to challenges and traditionally we have done very well in second rounds," she said. "This second stage will start tomorrow … and for me it has been very important to have got this far."
.
While Rousseff, Lula's former chief of staff, has the endorsement of Brazil's hugely popular leftwing leader and remains the favourite, she lacks her mentor's charisma. Some voters remain unsure of her name, referring to the presidential frontrunner simply as "Lula's woman". One voter in Rio de Janeiro told the Guardian this week he planned to vote for Lula's candidate, "Telma".
.
Political analysts are divided on which candidate Marina Silva might support in the second round – if she supports anyone at all. One recent poll suggested a significant number of her voters could shift their support to Jose Serra rather than Rousseff in the runoff.
.
In the run up to the campaign Serra reportedly attempted to convince Silva to stand as his vice-presidential candidate but his approaches were rejected. Analysts suggest he may now repeat his offer or look to Fernando Gabeira, another prominent Green party member who has lost out in the race to become Rio de Janeiro's governor.
www.guardian.co.uk/

THE NEW YORK TIMES

Runoff Will Decide the Presidency of Brazil

By Alexei Barrionuevo
03.10.2010
Foto - Natacha Pisarenko/AP Workers party presidential candidate Dilma Rousseff waved at a press conference in Brasilia on Sunday

São Paulo, Brazil — Dilma Rousseff was leading late Sunday in her bid to be Brazil’s first female president, but election officials said she had failed to come up with enough votes to avoid a second round.

With about 99.6 percent of the votes counted, Ms. Rousseff, the former chief of staff of President Luiz Inácio Lula da Silva, had 46.8 percent of the votes to 32.6 percent for her closest rival, the former governor of São Paulo, José Serra. Ms. Rousseff needs to exceed 50 percent of the vote total to win outright.
.
With Ms. Rousseff coming up short, the election will now be decided with an Oct. 31 runoff. Ms. Rousseff was denied her victory by a strong showing by a third candidate, Marina Silva, the Green Party candidate and a former environmental minister, who captured more than 19 percent.
.
Analysts expressed little doubt that Ms. Rousseff, 62, would prevail in a second round against Mr. Serra. Despite her lack of political experience and public charm, she has ridden a wave of prosperity and good feeling in Brazil under the leadership of Mr. da Silva, whose approval ratings hover near 80 percent.
.
After two four-year terms, Mr. da Silva is barred by Brazil’s Constitution from running for a third consecutive term — although he could run again in four years.
.
If elected, Ms. Rousseff will join a wave of elected female leaders breaking the gender barrier in the past five years, including Michelle Bachelet of Chile, Cristina Fernández de Kirchner of Argentina and Germany’s chancellor, Angela Merkel.
.
Ms. Rousseff, who was active in armed militant organizations fighting the dictatorship in the 1960s, is considered a competent administrator but is lacking in the kind of seductive charisma that helped make Mr. da Silva so popular. A former union leader with a fourth-grade education, Mr. da Silva’s dirt-poor background resonated with many Brazilians, especially in the northeast and among an emerging lower-middle class he helped create.
.
Some analysts and foreign investors have expressed concern that Ms. Rousseff’s leftist background could cause her to steer the country left and give the state more control over the economy.
.
The daughter of a Brazilian mother and a Bulgarian immigrant father, Ms. Rousseff grew up middle class in the Brazilian city of Belo Horizonte.
.
In an interview last year, Ms. Rousseff denied having participated in an armed action against the government, including the most celebrated incident tied to her, a 1969 armed robbery of the safe of São Paulo’s governor.
.
She was captured and imprisoned in 1970 for crimes of “opinion and organization.” She ended up spending three years behind bars; she said that she was tortured repeatedly with electro-shocks and that her head was forcibly dunked under water.
.
Shortly after Mr. da Silva was elected in 2002, he named her minister of mines and energy. Then, after a vote-buying scandal involving his previous chief of staff, José Dirceu, who was forced to resign, Mr. da Silva put her in charge of the cabinet in 2005.
.
As chief of staff, she handled a multibillion-dollar infrastructure development fund, and, separately, she served as chairwoman of Petrobras, the giant Brazilian oil company.
.
Mr. da Silva spent the better part of a year introducing Ms. Rousseff to Brazilians and giving her some credit for his accomplishments. Her treatment for lymphatic cancer caused some concern last year over whether she would continue as the Workers’ Party candidate. But the president stuck with her, campaigning vigorously for her and managing to make the election essentially a referendum on his years in office.
.
“I am voting for Dilma to continue what Lula began,” Wagner Campos, a 27-year-old supermarket manager, said Sunday after voting in the center of São Paulo. “Dilma’s story and her struggles inspire me and Brazil.”
.
Ms. Rousseff also managed to maintain most of her lead over Mr. Serra despite a scandal last month involving Erenice Guerra, the woman that succeeded her as chief of staff, who was accused along with Ms. Guerra’s son of being involved in influence-peddling. Ms. Guerra, while denying the accusations, resigned under pressure from the president a few days after the scandal broke.
.
Both Ms. Rousseff and Mr. Serra have vowed to continue the economic formula that has allowed Brazil to rise into a bigger global power during the past decade. That includes the subsidy programs for the poor that have been greatly expanded under Mr. da Silva to more than 12 million people.
.
Ms. Rousseff has promised to create millions of jobs and housing units, and to “dramatically” reduce Brazil’s interest rates, which are among the highest in the world. She also said she would greatly expand the number of health care centers and adapt a program to forcibly oust drug lords from Rio de Janeiro slums for use in other cities. During the campaign, she defended alliances Mr. da Silva forged with Iran and Venezuela, despite criticism from the United States about those leaders’ democratic values.
.
Mr. Serra tried to publicize his superior political experience during the campaign. He said he would more than double the number of metro rail miles across 13 cities; promised to create a ministry of public security to better combat organized crime and drug trafficking; and said he would pressure Bolivia to crack down on drug cartels that are sending cocaine across Brazil’s border.
.
Myrna Domit contributed reporting
www.nytimes.com/
ABC ESPAÑA

Dilma Rousseff se impone con claridad pero no logra eludir la segunda vuelta

El 31 de octubre se enfrentará a José Serra en el duelo final por la presidencia del país

por Carmen de Carlos, São Paulo
04.10.2010
Foto - Dilma Rousseff, después de votar

Dilma Rousseff, la favorita de Luiz Inacio Lula da Silva, ganó ayer las elecciones presidenciales en Brasil. Escrutado el 99,92% de los sufragios, Dilma obtenía un 46,89% de los mismos por un 32,62% de su principal rival, José Serra. Para alcanzar la Presidencia en primera vuelta es necesaria la mitad más un voto.
.
Su inmediato seguidor, el socialdemócrata José Serra, alcalde de Sao Paulo, cruzaba los dedos mientras transcurría el escrutinio para que se confirmara la deseada segunda vuelta, en la que espera un mayor apoyo. Tanto si se lograba una nueva cita con las urnas como si no, la tercera en liza, Marina Silva (Partido Verde), estaba satisfecha. Ella ha sido la principal causa de la pérdida de respaldo de Rousseff en la recta final de la campaña, y ayer se consagró como una alternativa a tener en cuenta para 2014.
.
Aunque la ganadora indiscutible es la ex jefa de la Casa Civil, cargo equivalente a «número dos» del Ejecutivo en Brasil, Dilma perdió fuelle en las últimas semanas de la campaña en beneficio de la candidata ecologista. La verde Marina Silva, también ex ministra —de Medio Ambiente— del Gobierno de Lula da Silva, es una rebelde del oficialista PT (Partido de los Trabajadores), formación que abandonó de un portazo. Con el casi 100%, Marina Silva rondaba el 19,34% de los votos.
.
Subestimada por el presidente Lula, ella ha concentrado el voto de la izquierda desencantada con la actual Administración. La retirada de confianza a Dilma Rousseff de un sector de las iglesias evangélicas, con millones de seguidores en Brasil, también se considera un factor a tener en cuenta en la cotización a la baja de última hora de Rousseff. En el mes de agosto, la candidata oficialista llegó a tener un 59% de respaldo. Los evangélicos no aceptan la despenalización del aborto y Dilma Rousseff se movió en un terreno ambiguo en esa materia. También trató de abrirse paso en el limbo de Dios al pasar de reconocer su conocido ateísmo a confesar que ahora «hace equilibrios entre creer y no creer».
.
Pero esta ex guerrillera especialista en economía necesitará cuatro semanas más, a partir del 31 de octubre, para heredar el Gobierno.
En total, dos meses. Como su propio mentor, no lo habrá logrado en la primera vuelta, ya que Lula debió acudir también a la segunda.
.
En la victoria de Dilma hay que reconocer el triunfo de Lula. Experto en elecciones, de las seis que se han celebrado desde que Brasil recuperó la democracia (1985) oficialmente participó en cinco. En ésta lo hizo extraoficialmente: «Aprovechó su popularidad para empujar la candidatura de Dilma», observa Fernando Abrucio, catedrático de Ciencias Políticas de la prestigiosa Fundación Getulio Vargas. Su entrega en defensa de la candidata elegida por él mismo, le llevó a hacer denodados esfuerzos por no dejarla sola: únicamente estuvo ausente en uno de cada veinte actos populares de Dilma Rousseff.
.
Dilapidó su capital
El perdedor de la noche, en cualquier caso, es el socialdemócrata José Serrá (Partido de la Social Democracia Brasileña, PSDB). En su segundo intento por conquistar el Palacio de Planalto (sede del Ejecutivo) volvió a fracasar. Perdió con Lula da Silva en 2002, y ahora con Dilma Rousseff. Arrancó con buen pie la campaña, empujado por unas encuestas muy favorables, pero en tres meses de lucha por el voto dilapidó todo su capital.
.
En la mega urna en la que se convirtió ayer Brasil, más de veinte mil personas aspiraban a algún cargo electoral. Ciento treinta y seis millones de votantes elegían presidente, vicepresidente, 27 gobernadores, decenas de cargos provinciales y renovaban la totalidad del Congreso de Diputados y un tercio del Senado. Del resultado en ambas Cámaras saldrá una idea aproximada sobre cómo podrá gobernar la primera presidenta de Brasil.
www.abc.es/

The New York Times

Brazilian Leader’s Protégée Likely to Prevail in Election

By Alexei Barrionuevo
02.10. 2010

SÃO PAULO, Brazil — Though Dilma Rousseff is a political novice and lacks the charisma of her former boss, President Luiz Inácio Lula da Silva, voters appear likely to make her the first woman to be president of Brazil in Sunday’s election.
.
Opinion surveys show her leading by a wide margin and suggest that she could get more than 50 percent plus one vote of the valid vote, enough to squeak by and avoid a runoff.
.
Ms. Rousseff, 62, was able to ride Mr. da Silva’s popularity and make the election essentially a referendum on his eight years in office, a period of widespread prosperity that cemented the country as a rising global player.
.
“This turned out to be a predictable plebiscite, a thumbs-up for the Lula years,” said Timothy J. Power, director of the Latin American Center at the University of Oxford.
.
Mr. da Silva spent the better part of a year trying to introduce his chosen successor to Brazilians. She was initially unknown to the masses and not very dynamic in public.
.
Mr. da Silva joined himself to her hip, crisscrossing the country to campaign on her behalf. He trumpeted his government’s accomplishments and passed some of the credit to Ms. Rousseff, who also formerly served as his minister of energy and mines and as chairwoman of Petrobras, the Brazilian oil company.
.
Last year there was some concern that he would stick with Ms. Rousseff as the Workers’ Party candidate after she was given a diagnosis of lymphatic cancer. After chemotherapy treatment, which led her to wear a wig for several weeks, doctors said her cancer had been driven into remission.
.
Still, not even a scandal involving Ms. Rousseff’s successor as chief of staff has been able to diminish her lead much in the polls.

Polling data showed that the scandal only seemed to resonate with upper-income voters, while her support from the poor, which benefited greatly under Mr. da Silva, held strong.
.
Barring any major surprises, even if Ms. Rousseff does not prevail Sunday she would be all but assured a victory in an Oct. 31 runoff, analysts said.
.
The campaign was devoid of big issues that divided the candidates. Mr. Serra, who ran for president in 2002, tried to campaign on his deep political experience as a governor, senator and health minister under President Fernando Henrique Cardoso. He tried to bill himself as a better continuation candidate than Ms. Rousseff. An early campaign slogan was “Brazil can do more,” and he used images in his television time of him working side-by-side with Mr. da Silva. Analysts said that Mr. Serra’s strategy was confusing, but that he never really had a chance once Ms. Rousseff became better known as the president’s pick.
.
Mr. da Silva, whose approval ratings hover around 80 percent, deepened the economic policies begun under Mr. Cardoso, policies that have won him wide support, especially among the poor in the northeast and among a rapidly growing lower-middle class.
.
Ms. Rousseff has vowed to create millions more jobs and housing units for Brazilians, and to deepen the infrastructure development of the country.
.
Whether Ms. Rousseff or Mr. Serra wins will matter little for Brazil’s economic policy direction, analysts say. While some predict that Ms. Rousseff, who was a guerrilla fighter in the 1960s battling the military dictatorship, will steer Brazil left, favoring a larger role for the state in the economy, most see her as a pragmatist in the mold of Mr. da Silva, who initially drew similar concerns.
.
But few see the next president, whether it is Ms. Rousseff or Mr. Serra, as having the same swagger on the international stage that Mr. da Silva had.
.
Despite having only a fourth-grade education, Mr. da Silva, a former union leader, used his emotional and charismatic personality to win over leaders in the region and abroad.
,
During his time in office, Brazil secured the 2014 soccer World Cup and the 2016 Olympics in Rio de Janeiro. He engaged Brazil in Middle East politics, forging warm ties with Iran, to the chagrin of the United States.
.
“Lula is a hard act to follow in terms of the public face of Brazil,” Mr. Power said. “The foreign policy goals will be the same, but the presidentially led diplomacy, the summitry, will be dialed back.”
www.nytimes.com/

TIME

In Brazil, Lula's Heir Prepares for Power


Few Brazilians outside the political elite knew much about Dilma Rousseff before the presidential election campaign got under way in July. As chief of staff to the massively popular President Luiz Inácio Lula da Silva, Rousseff had been a powerful behind-the-scenes figure who had also served as Energy Minister. But she had never had to win the hearts and minds of voters by running for political office. That was before Lula tapped her to succeed him.
.
In most countries, Rousseff might have been expected to use the last couple of months to tell voters what she stands for and how she plans to govern. But this is Brazil, and Lula is the most popular president in its history. Rousseff did not have to articulate a detailed election platform; she simply had to convince voters that she'll continue Lula's work. She has managed that with ease, and it has all but guaranteed she will become the leader of the world's fifth most populous nation and eighth most powerful economy. "Lula has an 80% approval rating and those people want Lula to continue," said Carlos Manhanelli, the president of the Brazilian Association of Political Consultants. "Who is going to best provide continuity? Dilma. And the Workers' Party have... realized that if they can present her as Lula in a skirt, she will get elected."
.
With the election just two days away, Dilma, as everyone in this informal nation calls her, is polling around 50% — enough to guarantee her first place, and perhaps even the majority that would allow her to avoid a runoff ballot on Oct. 31.
.
If and when she does take office, it will cap a remarkable political ascent. The daughter of a well-off Bulgarian immigrant, Dilma became politically active as a teenager during the dictatorship, when she bravely took up arms in a leftist guerrilla movement against the military regime. Although she never fired a weapon in anger, she was arrested and tortured, and spent three years in jail.
.
Dilma studied economics after her release in 1973, and she moved into government when the military gave up power in 1985. She served as finance secretary in Porto Alegre, and was twice state Energy Secretary of Rio Grande do Sul. Lula invited her to be his Energy Minister in 2003, and was so impressed by her performance that he charged her with running the most important programs of his second term. And last year, highlighting her "sensibility and intrepidness," he named her as his preferred successor. (Lula is constitutionally forbidden from seeking a third consecutive term.)
.
"I can say without fear of contradiction that one of the main reasons my government was a success was down to Comrade Dilma Rousseff's ability to coordinate," Lula said.
.
Dilma's campaign style has been to bask in Lula's glow, and assure his supporters that she will not deviate an inch from the progressive program that made his eight-year reign such a success. That may be because Dilma herself is, in fact, an inexperienced and reluctant campaigner who appears ill at ease among crowds and on stage. And she has no need to risk proposing big ideas. Thanks to Lula's unwavering support — and boosted by the lackluster campaign of her main rival — her coronation is all but assured.
.
By suggesting Brazil needs to simply keep coasting along, however, Dilma is tempting fate. Brazil's past two presidents transformed the country from unpredictable and underperforming regional power to rising global star. Fernando Henrique Cardoso stabilized the currency and tamed inflation, privatized hundreds of inefficient state-run companies, and laid the foundations for future growth. Lula built on that by consolidating the economic gains, sharing them amongst the poor for the first time and improving the shameful social indicators that had made Brazil one of the most unequal countries in the world.
.
Brazil's next president, though, needs to continue that modernization process — which Dilma will be in a good position to do if, as appears likely, her coalition wins majorities in both houses of the legislature. Despite Brazil's impressive growth, it remains a developing country. Its tax burden is too high, its education system too poor, its infrastructure too basic and its red tape and corruption too widespread. Urgent reforms are also needed in social security, labor policy and governance.
.
Dilma, 62, has not articulated how she will tackle these challenges. Whether she, or anyone, is even capable of carrying out the required reforms remains an open question — and not just because she is known more as a bureaucratic combatant than a conciliator. Even Lula, with his unrivaled charisma, popularity and political skills, avoided attempting major reforms.
.
Dilma will rely much more heavily than Lula did on the machinery of the Workers Party, which raises some concern because of its increasingly authoritarian inclinations and recent influence-peddling scandals involving key party figures.
.
"Lula had a big cabinet with 40 ministers and he brilliantly used his experience in politics and as a union negotiator to put out fires," said João Augusto de Castro Neves, a political analyst with the CAC Political Consultancy firm. "There are going to be a lot of voices, there will be differences of opinion. How is she going to deal with that? It is not what she thinks about policy; that won't change much. The question is how is she going to run the government machine without it blowing up."
.
Dilma's managerial competence has never been questioned, even by her opponents. But uncertainty remains over whether she has what it takes to follow in Lula's footsteps. Her months on the campaign trail have not provided the answers; they'll more likely emerge only when she's in power.
www.time.com/
LA NACION
Brasil se prepara para las elecciones de mañana

02.10.2010
Unas 136 millones de personas están habilitadas para elegir presidente y vice, 27 gobernadores, 54 senadores y 523 diputados federales; ventaja de Rousseff en las encuestas

BRASILIA - Unos 136 millones de brasileños está habilitados para vota mañana para elegir presidente y vice, 27 gobernadores, 54 senadores y 523 diputados federales, y legisladores estaduales.
.
Nueve serán los candidatos que competirán para ser el 40º presidente brasileño, entre ellos la oficialista Dilma Rousseff, acompañada por Michel Temer, la fórmula con mayores posibilidades de ganar, postulada por una coalición de 10 partidos, encabezada por el Partido de los Trabajadores (PT) y el Partido del Movimiento Democrático Brasileño (PMDB).
José Serra e Indio da Costa son los principales contrincantes del binomio oficialista, que representan la propuesta de una alianza liderada por el Partido de la Social Democracia Brasileña (PSDB) y el Partido Democrático (DEM), y las encuestas ubican en tercer lugar de intención de voto al Partido Verde, con la fórmula Marina Silva-Guilherme Leal.
.
Los otros binomios, que figuran con menos de 1 por ciento de intención de voto, son: Iván Pinheiro-Edmilson Costa del Partido Comunista Brasileño (PCB); José Maria Eymael-José Paulo, del Partido Social Demócrata Cristiano (PSDC); Levy Fidélix-Luiz Eduardo Ayres Duarte del Partido Renovador Laborista Brasileño (PRTB); Rui Pimienta-Edson Dorta Silva del Partido de la Causa Obrera (PCO); Zé Maria-Claudia Durans del Partido Socialista de los Trabajadores Unificado (PSTU), y Plínio Sampaio-Hamilton Assis del Partido Socialismo y Libertad (PSOL).
.
Para todos los cargos se presentarán 19.592 candidatos, en tanto 1.248 tienen pendiente la inscripción por la denominada Ficha Sucia, que impide la postulación de personas con procesos ante la Justicia.
.
Concentración de votos
Los tres estados de mayor peso electoral, que concentran el 40 por ciento de los votantes son: San Pablo, con 22,3 por ciento; Minas Gerais, con 10,6 por ciento, y Rio de Janeiro, con 8,5 por ciento.
.
Los 135,8 millones de brasileños empadronados, un 7,5 por ciento más que en las presidenciales de 2006, podrán expresar su preferencia en las 480 mil urnas electrónicas dispuestas en todo el territorio.
.
Las encuestas indican que Rousseff se consagrará mañana, pero si no obtuviera la mitad más uno de los sufragios, la segunda vuelta electoral se realizará el 31 de octubre. Los comicios serán fiscalizados por 150 observadores internacionales, de los cuales 30 representan a Argentina, que tiene la delegación más numerosa.
.
La campaña para determinar al Presidente número 40 fue la más cara de la historia de Brasil, cuyo costo ascendió a 468,5 millones de reales, según las cifras declaradas por los candidatos. Serra fue el que más gastó, unos 180 millones; seguida por Rousseff con 157 millones, y Silva con 90 millones.
Agencias AP y Reuters
www.lanacion.com/

EL PAIS
La candidata del presidente sigue sin
explicar sus propuestas a los electores

por Juan Arias, Río de Janeiro
02.10.2010

El tradicional último debate entre los candidatos a las presidenciales en Brasil en la red nacional Globo ha definido en el pasado en más de una ocasión el resultado de las elecciones. En la noche del jueves, ese debate, con una audiencia récord de cerca de tres millones, frustró a los 135 millones de electores, ya que los dos grandes contendientes, Dilma Rousseff, la candidata de Lula, y José Serra, el candidato más fuerte de la oposición, se ignoraron hasta el punto de no hacerse entre ellos una sola pregunta.
.
Ninguno de los temas candentes de la campaña: el aborto, los escándalos de corrupción en el Gobierno o las duras críticas del presidente saliente, Luiz Inácio Lula da Silva a los medios de comunicación, tres asuntos que le habían hecho perder seis millones de votos a Rousseff los últimos días, aparecieron ni una sola vez en los 100 minutos de debate.
.
El miedo a enfrentarse con la candidata a la que los sondeos dan como probable ganadora el domingo, convirtió el tan esperado duelo en una conversación "entre monjitas" como comentó un analista independiente.
.
La candidata verde, Marina Silva, que es la que más ha crecido en los últimos días en los sondeos y que está recogiendo el voto joven, tampoco quiso enfrentarse con la favorita y se limitó a abogar por un proyecto para Brasil a 20 años vista.
.
A la candidata oficial la falta de debate y de preguntas polémicas, le evitaron tener que defender sus propuestas, que a estas alturas y en vísperas de ser la nueva presidenta de Brasil, nadie conoce aún, ya que a las preguntas sobre sus proyectos, responde siempre con lo que ya ha hecho por Brasil su tutor Lula.
.
Jocosamente la oposición la llama "un genérico de Lula".



Ayer, antes del debate, Lula apareció en varios anuncios durante una telenovela de Globo, la de mayor audiencia, para decir: "Quien vota a Dilma, me vota a mí". Preguntada la candidata oficial semanas atrás sobre si en el 2014 dejaría, en caso de ser elegida, que Lula volviera a disputar las elecciones respondió: "Lula me ha pedido que nunca responda a esa pregunta".
.
¿Quiere eso decir que quién va a seguir gobernando, aunque desde la sombra, va a ser Lula? Esa es la gran incógnita. El peligro, según los analistas, es si ella, sin el carisma del ex tornero y sin sus orígenes humildes, al que los brasileños le acaban perdonando todos sus desmanes, será capaz, como lo fue él, de hacer frente a las presiones del ala más radical del Partido de los Trabajadores (PT), cada vez que pretendieron atacar su política macroeconómica o la apertura del país a los capitales extranjeros. Rousseff, que fue escogida por Lula y no por el partido, al que llegó tarde y en el que nunca tuvo poder, sabe que deberá contar con el PT.



Quienes la conocen de cerca, su pasado en la lucha armada y su carácter fuerte que llegaba, cuando era ministra, a hacer "llorar a sus colegas ministros", aseguran, sin embargo, que no le va a fallar el pulso. Que hasta ahora se ha mimetizado, para poder ganar las elecciones, en la fuerza de su tutor y creador de su candidatura de la nada, pero que cuando alcance el mando, el mismo Lula tendrá que hacer las cuentas con ella, deseosa de demostrar que ella es más que una invención del líder más carismático que ha tenido Brasil.
www.elpais.com/
ITÁLIA

IL BRASILE VERSO IL VOTO

Il superpresidente Lula ha già vinto le elezioni
È il brasiliano più popolare della storia e Dilma, la sua candidata, è davanti ai rivali

por Paolo Manzo, San Paolo
01.10.2010

Il Brasile si prepara alle elezioni di domenica con un'unica certezza: mai nella sua storia un presidente uscente aveva avuto un tasso di gradimento tanto alto come quello di Luiz Inácio Lula da Silva. Un 80% di giudizi positivi che, oltre a rappresentare un record - ancora più significativo trattandosi della fine di un secondo mandato - è il miglior viatico per la sua «delfina» Dilma Rousseff, la
candidata del PT, il Partido dos Trabalhadores fondato dallo stesso Lula nel 1980.
.
Come spiegare l'altissimo gradimento dell'ex sindacalista che, in soli 8 anni, ha dato un imprimatur al Brasile superiore persino al fondatore dell'Estado Novo Getulio Vargas o all'ideatore di Brasilia Juscelino Kubitschek? Due gli elementi decisivi: da un lato il boom economico vissuto dal gigante sudamericano negli ultimi anni, dall'altro le politiche sociali portate avanti da Lula.

In Brasile, infatti, negli ultimi due anni la crisi che tante stragi ha fatto nella Vecchia Europa e negli Stati Uniti, non si è praticamente sentita. Quest'anno il Pil crescerà più del 7% ed è proprio da questo dato che bisogna partire per capire perché, ad esempio, i Mondiali di calcio 2014 e l'Olimpiade 2016 saranno ospitati dal Brasile. Dietro l'assegnazione di questi grandi eventi c'è sempre un elemento fondamentale: la capacità del paese ospitante di coagulare attorno a sé gli interessi economici planetari. «Quello brasiliano è un boom economico che ricorda - spiega Mino Carta, l'Indro Montanelli brasiliano - il boom italiano degli anni Sessanta» tanto che «dalla recessione mondiale il Brasile ne è uscito rafforzato» ha ammesso lo stesso Lula di recente.

Qualche mese fa il ministro brasiliano dell'Economia Guido Mantega ha persino annunciato di «avere prestato al FMI 10 miliardi di dollari attraverso l'acquisto di sue obbligazioni». Come a dire che adesso i soldi il Brasile è in grado addirittura di prestarli.

Certo, rimangono ancora molti poveri - 35 milioni su una popolazione di 190 milioni - ma per la prima volta a loro va un sussidio che permette di aumentare i consumi con un accesso al credito mai così facile come adesso. Negli ultimi 12 mesi, infatti, proprio i crediti concessi dalle banche sono cresciuti del 14% rispetto all'anno precedente.

Dal punto di vista delle politiche sociali, a finire sotto la lente degli osservatori internazionali è soprattutto uno dei punti chiave del programma di governo del presidente-sindacalista, ovvero «Bolsa Família», alla lettera la Borsa Famiglia. Si tratta di un sussidio mensile che permette alle famiglie con un reddito al di sotto dei 90 reais mensili (circa 45 euro), di ottenere dallo Stato 90 reais mensili più altri 30 reais (circa 15 euro) per ogni figlio sotto i 15 anni. Il sussidio, istituito da Lula all'inizio del suo primo mandato per sconfiggere la povertà, è stato erogato sino ad oggi a 12,4 milioni di famiglie in tutto il paese, ovvero ad oltre 40 milioni di brasiliani.

Adesso, in piena campagna elettorale «Bolsa Família» è diventato il punto forte dei programmi politici dei più importanti candidati, come ha dimostrato anche il grande sfidante di Dilma, José Serra, di lontane origini calabresi e leader del Psdb, il Partido da Social Democracia Brasileira, che ha dichiarato di volerlo estendere ad altre 15 milioni di famiglie.

Al di là delle polemiche elettorali, sicuramente «Bolsa Família» ha avuto il merito di aver contribuito molto alla riduzione della povertà. Secondo la Fondazione Getulio Vargas, tra le più accreditate del paese, oggi il numero dei brasiliani il cui salario mensile è inferiore ai 350 euro è diminuito ogni anno dell'8% dal 2003, lo stesso anno in cui è stata introdotta la Borsa Famiglia fortemente voluta da Lula. Quello stesso Lula che, arrivato al palazzo di Planalto tra la perplessità di banche e imprese internazionali, è riuscito a convincere i mercati con politiche improntate al pragmatismo e che oggi è il presidente più amato della storia del Brasile. Anche perché con lui, per la prima volta, la classe media - ovvero chi guadagna tra i tra 450 e 2.250 euro circa - è diventata una maggioranza, anche elettorale. Quasi tutti elettori potenziali di Dilma che, grazie al «traino» di Lula, a detta di tutti i sondaggi potrebbe vincere già domenica al primo turno, ottenendo più del 50% dei voti validi.
www.lastampa.it/


PORTUGAL


Em Portugal, Lula é o presidente "do povo". E Dilma Rousseff? Quem é?

por Cláudia Garcia
01.10. 2010
Foto - Brasileira em Lisboa
As opiniões entre os brasileiros ouvidos pelo i dividem-se entre Lula e Serra. Mas Dilma deve vencer



A comunidade brasileira é a maior comunidade de imigrantes em Portugal. Hoje vivem cerca de cem mil brasileiros no país, que formam a segunda maior comunidade brasileira num país estrangeiro a ir às urnas no domingo. Serão mais
de 23 mil eleitores brasileiros a votar em Portugal.


A relação de proximidade entre os dois países tem um saldo positivo para ambos. Os empresários portugueses continuam a piscar o olho às possibilidades de negócio em terras de Vera Cruz. E o recente negócio entre a Portugal Telecom e a operadora brasileira Oi é apenas um exemplo. "A marcha de interacção e imigração entre os dois países é um dado inexorável." A frase é do embaixador do Brasil em Portugal, Celso Marcos de Sousa, e é uma descrição subtil da relação diplomática entre os dois "irmãos".

A dois dias das eleições que marcam a saída do presidente que "melhor vendeu a imagem do Brasil no exterior" - segundo o embaixador -, o i foi conhecer as histórias de alguns brasileiros que vivem em Lisboa. Mas, ao contrário do que acontece no Brasil, em que as intenções de voto disparam na direcção de Dilma Rousseff, com 47% das intenções de voto, as preferências entre os eleitores ouvidos pelo i dividem-se entre o Partido dos Trabalhadores, de Lula (e de Dilma), e o Partido da Social Democracia Brasileira (PSDB) de José Serra que conta com 28% das intenções de voto.

"Olháá a cocada e coxinha brasileira", grita Edna Santos directamente da Praça de Camões na Baixa lisboeta. "É memo do Brasil?", pergunta uma senhora do outro lado da estrada. "É do Brasiu memo minha filha". A vendedora de 44 anos vai votar no PT e deixa um aviso: "O Serra não vai ganhar, só dá Dilma Rousseff minha filha." Nem o escândalo de desvio de fundos da Casa Civil brasileira que resultou no despedimento da ex-ministra Erenice Guerra arrefece os pró-PT. "É tudo verdade, no Brasil todos querem roubar, mas ele foi o único presidente que conseguiu pagar a dívida externa e o povo tem mesmo memória curta."

A simpatia de Edna pelo actual presidente não é consensual. "Lula conseguiu um abono de família de 35 reais (cerca de 15 euros ), dá cesta básica a todo mundo, mais bolsa de família. Ele ajuda o povo e é só por isso que o povo gosta dele", comenta Ivana Marques, proprietária do bar Bica Baixo. Ivana votou no PT em 2002. No domingo não vai poder votar, porque não pediu a transferência do título de eleitor, mas se votasse "seria em José Serra". Apesar da simpatia pelo candidato do PSDB, não esquece "o esforço de Lula" para melhorar a situação dos imigrantes em Portugal. O marido, Gildo Santana, com quem divide a sociedade do bar, é categórico: "Eu nunca votei no Lula." Domingo não seria Lula, mas sim Dilma Rousseff, que tantas vezes é asfixiada pelo nome do ainda presidente, que continua na cabeça dos brasileiros como representante oficial do PT. A convicção do casal de Salvador é que Dilma será mesmo a próxima presidente da República e vai tentar manter as políticas do PT. "Bolsa para tudo e mais alguma coisa", ironiza Gildo Santana.

O "fantasma" Lula pode regressar já em 2014, apresentando a sua recandidatura oficial ao Planalto. Lula da Silva não comenta ainda essa possibilidade, mas muitos brasileiros já sonham com esse dia. Outros preferem nem pensar. É o caso de Lucimara Soutello de 33 anos, que vai regressar ao Brasil assim que terminar a licenciatura na Faculdade de Motricidade Humana. "Há três meses estive no Brasil. Fiquei com a sensação que quem é rico está cada vez mais rico e quem é pobre está cada vez mais pobre." Para Lucimara a promessa eleitoral de Lula, de acabar com a pobreza do Brasil, está a ser varrida para debaixo do tapete: "A maioria dos brasileiros vai votar no PT, porque vai beneficiar com as ajudas do governo", diz. "O povo brasileiro prefere acomodar-se nas ajudas do governo do que lutar por uma situação melhor", continua.



E, apesar de nunca ter votado no PT, a estudante acredita que as hipóteses de José Serra vencer são pouco reais. Entre os milhares de brasileiros que vão no domingo ajudar a eleger o novo presidente, na Faculdade de Direito de Lisboa, ainda há espaço para indecisos. Alina Pereira ainda não escolheu o candidato. "Estou na dúvida entre Marina e Dilma. Serra sai fora." A manicure de 31 anos só tem uma certeza, ainda que faça a afirmação com tom irónico: "Se pudesse votar num deputado federal seria no Tiririca", o palhaço de profissão que se arrisca a ser o candidato a deputado federal mais votado.
http://www.ionline.pt/